30 mai 2010

Commentaire d'un masturbateur intellectuel ...

Dimanche matin : une critique particulièrement riche et constructive est déposée sur le site :

"Votre site est ridicule, il ne sert à rien, nous connaissons déjà tout cela, votre masturbation intellectuelle grâce à cette peinture noire et moche, ce noir qui vous plaît tellement, vous ne savez plus quoi faire de vous, vous voyez tout en noir. Onfray mérite un procès pour son sac et peut-être que.... Quand je pense aux malades qui ont retrouvés ou qui veulent retrouver la sérénité dans leurs esprits, dieu vous dira que vous êtes satan, que les gens objectif aient pitiés de vous."

Pour ne pas citer l'émetteur, qui de son statut si prestigieux, se permet donc déliberemment de m'attribuer le rôle de Satan... Athés s'abstenir... Qu'en déduire ? Si ce n'est que visiblement, il semble impossible en France de publier, de s'exprimer, de soulever des interrogations sur la méthode psychanalytique, sans se voir immédiatement accusé des pires vices de l'humanité. Pourquoi tant de haine dirait Mme Roudinesco ? Et pour le coup, je lui renvoie l'interrogation.

Comment le débat peut il être soulevé lorsque chaque lecteur défenseur de sa paroisse, a recourt à l'attaque personnelle ? Comment faire passer le message qui introduit le titre du site : l'information sur les dérives de la psychanalyse ? Dérives qui se jouent tant dans l'histoire légendaire, que dans certaines pratiques actuelles. Comment d'ailleurs quelqu'un accusant directement l'intégralité du site, peut passer outre les références cités telles que Roustang ou encore Anne Millet qui ne sont autres que des psychanalystes... ayant tout simplement réussis à ne pas tomber dans l'endoctrinement, et ayant réussis à remettre en cause certains aspects (handicapants) de la pratique... ?

Comment est il possible de se montrer si intolérant face aux remises en causes, qui plus est fondées... Et prouvées...

Est ce que Narcisse serait au centre du problème ? Ces persécutés seraient ils seulement persuadés que de telles remises en causes seraient développées dans l'unique objectif de les accuser ? Frolerions nous la paranoia ? Ou s'agit il simplement de lecteurs incapables de comprendre la démarche ? La connaissance ne passe t'elle pas par la réflexion, les doutes, les révisions des théories existantes ?

Cependant, j'aimerai revenir sur l'unique point qui mérite d'être soulevé dans cette critique : à savoir le bien être de ce que ce monsieur appelle des "malades", mais que j'appelerai pour ma part des "individus", sans étiquette "folie". Il est évident et indéniable, que quelque soit la conviction théorique qui habite chacun des praticiens, étudiants, écrivains, épistémologues (...), le bien être des patients reste le point primordial des démarches. Il n'est aucunement question d'abolir la thérapie, bien au contraire, et c'est là un joli tour de passe-passe de la part de ce monsieur qui tente de renverser la situation : au contraire, il s'agit justement d'épargner certaines douleurs, déceptions, erreurs, qui parfois se glissent dans la démarche thérapeutique. Les exemples sont multiples, mais si l'on prend pour exemple la prise en charge des autistes, on peut clairement constater que la psychanalyse a fait des ravages en accusant déliberemment la position maternelle, et en lui attribuant la responsabilité du handicap. Si vous souhaitez vous faire une idée, consultez l'historique de cette pathologie, et constatez par vous même. Ceci n'est qu'un exemple. L'objectif n'est pas de vous dire que la psychanalyse n'a pas sa place, mais de vous indiquez que d'autres thérapies existent, qu'elles peuvent soigner certaines pathologies, qu'elles ont également leurs places dans la démarche psychothérapeutique.

Car aujourd'hui, en France, les médias notamment semblent l'avoir oublié. Il y a deux jours encore, lorsque je regardais une émission sur la scientologie (et j'ajoute l'indignation que j'ai ressenti en constatant qu'une secte avait les beaux jours devant elle), bref lorsque je regardai ce reportage réalisé par des journalistes... Je constatais, une fois de plus, que l'unique psychologue interrogé n'était autre qu'un psychanalyste (étonnant...), et qu'en prime les techniques scientologues étaient parfois assimilées à la psychologie comportmentales. Effectivement voilà un magnifique exemple pour illustrer le point de vue valorisant des médias à propos des démarches psychologiques ne relevant pas de la psychanalyse...

Bref, je vous laisse méditer. Tant aux accusations ridicules et blessantes que certains se permettent d'adresser gratuitement (Si vous parcourez le site vous pourrez constater que Mr Onfray en a été victime, si vous naviguez sur les liens vous verrez qu'en réalité presque toutes les personnes ayant remis en question ce mythe psychanalytique y ont eu droit), qu'à l'intérêt du débat, qu'à l'intérêt de la diffusion des autres domaines ayant fait leurs preuves, mais que l'on ignore encore manifestement et déliberemment dans notre société française (on sait que les français ont toujours un train de retard sur pas mal de domaine, mais le retard commence à devenir sérieusement long).

Bonne lecture, et merci encore à ce cher Monsieur pour cette délicate attention.

(Excusez moi par ailleurs pour l'horreur du site, sa "mocheté", mais à vrai dire là n'est pas la priorité, le côté esthétique si essentiel de nos jours semble t'il, me parait plutôt dérisoire).

Posté par infopsy à 12:17 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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